Accompagnement vers l'insertion sociale et professionnelle
Les sorties sans qualification du système scolaire demeurent trop nombreuses, le phénomène de la déscolarisation reste profondément présent et l’entrée dans le monde du travail se complexifie.
Devant cette situation, nous réaffirmons notre volonté de ne laisser personne «
au bord de la route » en demandant avec conviction :
- le maintien et le développement des sections de 4ème et 3ème en LP quelle qu’en soit la forme (découverte professionnelle, apprentissage junior, préapprentissage, …) ainsi que la possibilité de créer le dispositif adapté au public accueilli et à la réalité du territoire de l’établissement ;
- l’ouverture et la généralisation de dispositifs permettant d’accompagner les jeunes les plus fragiles vers une insertion sociale et professionnelle maîtrisée. Le concept d’« école de la seconde chance » peut être une illustration concrète de ces dispositifs. L’association à la mission générale d’insertion de l’enseignement public, traduite dans les académies par la création de pôles d’insertion, constitue une piste de travail incontournable ;
- la possibilité d’expérimenter systématiquement tous les dispositifs pédagogiques créés par le Ministère de l’Éducation Nationale au même titre que les établissements publics afin d’y apporter l’expertise de notre Union ;
- la prise en compte des travaux du Groupe de Recherche d’Études et de Prospective (GREP) de l’UNETP par le Ministère de l’Éducation Nationale, reflets du dynamisme créateur de tous les établissements du réseau ;
- la mise en place, au sein des établissements, de cellules d’accompagnement et de suivi des jeunes diplômés pour que ceux-ci y trouvent les conseils, les aides, les soutiens utiles pour l’entrée dans leur vie d’adulte responsable (famille, société, emploi) ;
- la participation à l’effort national, dans le cadre de la loi du 11 février 2005, en faveur de la scolarisation des adolescents présentant un handicap ou ayant des besoins éducatifs particuliers. Cette participation doit se traduire par la création de structures adaptées dans les établissements, comme les Unités Pédagogiques d’Intégration (UPI), et par une politique active de différenciation pédagogique ;
- la mise en réseau systématique, sur tout le territoire national, des collèges et lycées de l’enseignement privé, par la signature de conventions de partenariats ;
- l’invitation à penser, expérimenter et développer toutes les modalités d’orientation en s’appuyant d’abord sur tous les concepts existants porteurs de sens et reconnus pour l’efficacité de leurs résultats, notamment ceux qui promeuvent l’orientation positive et les parcours des métiers. Ces concepts expertisés conjointement par l’UNETP et le Ministère de l’éducation Nationale seront pilotés par des professionnels sur des postes budgétés ;
- des moyens supplémentaires à l’État, humains et financiers, pour tous les établissements de l’Union afin de financer un véritable dispositif d’insertion sociale et professionnelle des jeunes, adapté à la réalité du territoire dans lequel évolue chaque établissement. Bien sûr, dans la limite des moyens spécifiques dont l’enseignement public bénéficie et au nom de la parité mais également dans le cadre défini par la LOLF qui fixe et encadre désormais les dépenses publiques.